Macdonald, le grand responsable des pensionnats

La semaine dernière, du haut de sa tribune, Justin Trudeau a demandé à l’Église catholique de reconnaître sa responsabilité dans la gestion des pensionnats autochtones. Mon propos n’est pas de disculper les gestionnaires catholiques, mais de rappeler au premier ministre canadien que les pensionnats autochtones ont été créés par John A. Macdonald, un de ses prédécesseurs. Le but était d’assimiler les Autochtones afin qu’ils adhèrent aux « belles » valeurs canadiennes.

John A. Macdonald fut membre de l’Ordre d’orange du Canada. Ce groupe visait à construire un pays protestant et anglo-saxon. Selon cette organisation, la présence de catholiques francophones et d’autochtones représentait un obstacle à son objectif.

Macdonald a élaboré une politique d’immigration favorisant l’anglicisation du territoire canadien. Il a dépossédé les Métis de leurs terres dans ce qui est devenu le Manitoba. Il a attaqué les troupes de Louis Riel et ordonné sa pendaison. Alors qu’une très grande proportion de Québécois se soulevaient et demandaient de gracier Louis Riel, Macdonald a déclaré « Riel sera pendu même si tous les chiens du Québec aboient en sa faveur ».

Macdonald est l’architecte de la politique des pensionnats autochtones. Ce premier ministre canadien a confié à son ministre Langevin le soin de la construction des pensionnats autochtones. Le gouvernement canadien est le premier responsable de la création des pensionnats autochtones et des conséquences qu’ont subies les pensionnaires des Premières Nations.

Avant de demander des comptes à autrui, Justin Trudeau doit agir. Ses plates excuses formulées sur un ton larmoyant ne sont pas suffisantes. En tant que premier ministre, il doit désavouer John A. Macdonald, lui enlever les honneurs que le Canada lui a attribués et demander à l’Angleterre de lui retirer le titre de « Sir » à titre posthume. […]

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